© 2015 par Christophe ARNEAU. Créé avec Wix.com

INTERVIEW

Comment êtes-vous venu à l'écriture ?
 
Enfant, les livres m’avaient toujours ennuyé. Pourtant ma mère lit énormément ! Je l’accompagnais souvent pour l’achat de ses livres.
Mes premières lectures étaient des BD "tintin". J’avais toute la collection du "club des cinq".
Puis comme ma mère, j’ai apprécié les lectures de grands classiques : Pagnol : La gloire de mon père, le château de ma mère, Jean de Florette, Manon des sources, mais aussi Henri Troyat : Malataverne, Zola : Germinal, Butor : la modification, Balzac : peau de chagrin…
Le goût pour l’écriture m’est venu vers 13 ans. Et j’étais d’autant plus motivé, que mes camarades de classe riaient aux éclats de mes textes et imitations.
C’est lors d’une convalescence suite à une fracture du pied, que je me suis mis à écrire un roman plutôt amusant. Une parodie d’une série américaine que j’avais baptisé « les mobylettes blues », l’histoire de policiers qui cumulaient les bavures… La reprise de mon activité professionnelle a mis fin à l’écriture de cette histoire.

 

Que représente l'écriture pour vous ?
 
Elle représente un véritable plaisir, un moyen d’évasion, de développement de l’imaginaire dans des lieux réels dotés d’une histoire.
C’est aussi une manière de se déconnecter de la vie « métro-boulot-dodo », une détente.
D'où viennent vos idées ? Comment bâtissez-vous vos histoires ?
 
C’est l’idée de la fin du roman qui a germé. J’ai tenté d’imaginer ce qui avait pu se passer 3 mois avant cette fin. Pas de fil conducteur, des rebondissements surprenants écrits soudainement, puis un enchaînement de situations plongeant le personnage dans une spirale de catastrophes ingérables.
Tantôt je suis l’écrivain, tantôt je suis mon lecteur, et je m’étonne parfois de ce que j’ai pu écrire ou imaginer. 
Je ne bâtis pas d’ossature type pour mes récits. Je travaille chronologiquement mais à partir de la fin. Je me suis attaché aux personnages que j’ai créés. Certains d’entre-eux figurent également dans mon second roman.
Une histoire se termine, mais la vie continue pour chacun des personnages…
Pourquoi les actions de votre roman se passent-elles à Lille et Paris ?
 
A Lille, parce que j’y suis né et que c’est une ville magnifique et très animée. Lille a son histoire, une architecture  : la citadelle de Vauban et sa porte Royale, ses beffrois, ses musées, le palais des beaux arts, l’architecture Flamande du Vieux-Lille.
Et Paris, parce que j’y ai passé un an pour mon service militaire et que j’y ai découvert les trésors d’une capitale avec des monuments exceptionnels et des ambiances typiques.
Quelles sont vos habitudes d'écriture ?
 
J’écris essentiellement le soir et les week-ends. Il n’est pas facile de conjuguer vie professionnelle, vie familiale avec la passion de l’écriture. Mais nous sommes une famille de créatifs ; entre peinture, écriture et musique, chaque membre de la famille y trouve son compte. Chacun respecte les passions de l’autre. Chacun s’intéresse à la passion de l’autre. Les échanges sont très fructueux.
J’aime écrire en écoutant de la musique, notamment ERA, VANGELIS. Ces musiques m’inspirent et m’emportent dans les histoires avec mes personnages.
L’ordinateur est très pratique pour l’écriture, mais le petit carnet au fond de la poche permet de noter les idées quand elles viennent à n’importe quel moment de la journée et n’importe où !